Laurent Charpentier, avec deux associés, a pour projet de mettre sur le marché une revue-papier baptisée « Revue sur Mer ». Avec une périodicité bi ou trimestrielle, ce magazine s’apparente à un mook. Compression des mots anglais  “magazine” et ”book”, le mot mook désigne une production hybride entre un magazine (qui relève donc de la presse) et un livre (qui relève donc de l’édition).

Son expérience passée sur une production similaire mais néanmoins différente (revue trimestrielle Carré Voiles) donne une excellente légitimité à son équipe et lui-même pour la mise en œuvre de son projet. C’est un projet dont le budget de mise en œuvre de départ est estimé à environ 200/ 300 K€.

Le produit final est un produit élitiste, si possible imprimé en France, et destiné à un public curieux mais non spécialiste des choses de la mer. Que « Revue sur Mer » soit dans le domaine des magazines ou de l’édition, son contenu, les illustrations, l’impression, sont tous traités avec l’exigence des produits très haut de gamme.

Ce budget est affecté essentiellement à l’équipe qui doit être étoffée et complétée, à des piges (s’il s’agit d’un magazine de presse) ou des droits d’auteur (s’il s’agit d’une production du domaine de l’édition) ainsi que des illustrations (photos, reproductions…) et au traitement graphique (dessins, infographies, etc). Entre produit de presse et édition, les coûts ne sont en effet pas les mêmes, ni la fiscalité (TVA différentes, revenus traités différemment, usage de tarification très nuancé). La distribution est également différente : presse magazine en kiosques et édition en librairie. Si le magazine peut recevoir de la publicité, c’est à priori exclu pour un produit d’édition (ce n’est pas usuel : les libraires rejettent souvent les ouvrages contenant des pages de pub).

Les étapes seraient :

  • Trouver le financement d’amorçage
  • Finaliser un sommaire-type et créer une maquette originale
  • Réaliser et présenter un numéro zéro, sur support électronique ou en version papier
  • Finaliser le concept
  • Financer le lancement et la production dans la version définitive,
  • Lancer la production
  • Parallèlement à cette démarche, développer un site Internet qui serait – dans un premier temps – de type « vitrine »

Quelques pistes sont explorées :

  • La recherche d’un investisseur type « grande entreprise »
  • La fiscalité présente quelques avantages pour des productions culturelles ou de presse avec notamment les avantages du mécénat, voire le traitement par des fondations (ex : la fondation Bénéteau, créée par le premier producteur mondial de voiliers de plaisance) …
  • Le fait de trouver un mécène ou un financement d’entreprise au titre du mécénat (dans le domaine maritime ou non), permet de défiscaliser quelques profits, d’habiller culturellement une entreprise en recherche d’image, ou de réaliser un green washing,…
  • Le financement d’amorçage
  • A travers un principe de souscription et / ou de crowfunding. Ces systèmes présentent le double avantage de procurer des fonds de départ et de prouver l’intérêt en quantifiant le nombre de personnes intéressées par le produit, l’inconvénient, c’est qu’une partie de l’énergie est consacrée à gérer le dispositif.

L’idée est de répondre à quelques questions et de produire une ligne de conduite pour donner le maximum de chances au projet de devenir une réalité. La demande de Laurent Charpentier est d’être aidé à apprécier les chances de concrétiser ce projet qui lui a demandé pas mal de travail à ce jour. Il se trouve dans l’alternative GO-NOGO. Il souhaite étayer sa décision d’éléments factuels.

  • Quelles sont les chances éventuelles de convaincre un investisseur (éditeur, mécène, entreprise, financier ou amoureux du thème…) ?
  • Quel montage en complément ou alternative à un partenariat ?

 

Le rôle d’Actrans Conseil peut être de coordonner cette exploration de phase de décision avec éventuellement si cela se profile, de manager le projet en appuis à l’équipe existante sur la concrétisation et l’approche opérationnelle.

Actrans actuellement réfléchit à rassembler quelques experts avec lesquels partager ce projet et dont les réflexions doivent nourrir les prises de décision sur un plan concret. Ensuite Actrans Conseil peut apporter son aide à l’équipe pour réaliser le business plan du projet.[/fusion_text]